Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 14:48

«Le Temps»

 

ARISTOTE disait déjà de lui: «Il a été et il n'est plus, d'autre part, il est sur le point d'être et n'est pas encore, de telle sorte qu'il semble participer à la fois à l’état de l'être et du non-être…» Nous avons tous une vision intime du temps, mais qui est-il réellement? La science tente depuis toujours de le fixer en lui donnant une grandeur universelle. Néanmoins l’intuitif, comme la raison se butent sur ce concept abstrait. Alors aujourd’hui, comme du temps d’ARISTOTE, nous délayons encore cette complexité en trois déclinaisons: Le domaine du souvenir, le temps passé; La perception, le temps présent; La projection, le temps futur. Soit un ordonnancement en trois points pour interpréter l’évolution perpétuelle de l’univers. Sous cette forme le sens du temps devient alors plus un repère qu'un ressenti propre! Ce concept abstrait nous offre cependant une certitude! Le temps met en scène l’irréversibilité, une irréversibilité qui pour les stoïciens serait d’une durée égale à celle du cycle du chaos. Pour illustrer ce propos Héraclite disait : «On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve»… Héraclite, qui n'était pas Stoïcien, comparait lui aussi le devenir à un fleuve ayant comme source le passé et comme estuaire le futur… L’antiquité représentait déjà le temps comme le flux de notre propre phénoménal. Et si nous admettons cette hypothèse, cela sous-entends alors que la notion de temps n’existe que dans les consciences saisissant la variabilité du réel… Cependant ce constat d’évolution n’image en rien son principale corolaire qu’est «La durée». Si le temps est «L’image du flux de l’évolution» La durée elle en exprime toute sa profondeur. La notion de «Durée psychique» semble aussi subjective que celle du «temps physique». La durée est un sentiment appartenant au domaine du sensible. Elle exprime à la fois la fréquence et l’intensité de nos perceptions. De ce fait, en épousant les contraintes de ce que nous sommes, cette durée se comporte tel un élastique sur notre « monde personnel »... Quoi qu’il en soit, la difficulté conceptuelle, du Temps et de sa durée, persistera… Car le «Temps physique»  ne peut s’extraire du fait que toutes mesures demanderont toujours un temps d’exécution et que toutes dimensions resteront incertaines car irrémédiablement sécables… Quant au «Temps Psychique» lui ne peut s’affranchir de ces deux principales sources d’incertitudes, que sont les variables culturelles et historiques. Temps physique et psychique expriment finalement l’impérieuse nécessité d’une dimension  «Relativiste». Globalement l’humanité génère une multitude de « durées» interprétant le contenu de sa propre évolution dans le vaste mouvement universel. Cela étant, une autre interrogation persiste! Comment aborder l’idée du temps hors du vivant, hors du sens? L’absence de conscience ne semble pas arrêter le temps physique! Alors cette réalité nous conduit vers une autre hypothèse «La relativité du temps présent» qu’il soit perçu ou pas. Entre le passé, le présent et le futur, existe soit une notion d'espace ou d’évolution. Mais si nous isolons le présent et le plaçons dans l’exclusivité de son propre continuum, une sorte d’étendue de lui-même isolé du passé comme du futur, alors apparaît un autre état : L’immobilité! L’immobilité du temps, ce que beaucoup de croyances présentent comme l’immortalité… L’immortalité, une fenêtre d’immobilité de la conscience face au mouvement. La matérialisation d’un environnement capable de porter, de par ça neutralité causale, l’expression de notre VERITE… S’il y a une dimension qui fait l’objet de toutes les convoitises, c’est bien celle de la VERITE! La VERITE, sens premier et équilibre intrinsèque de l'expérimentation de nos représentations…La VERITE, support infini et neutre représentant le plus juste équilibre des réalités physiques et psychologiques de nos consciences en devenir… Alors, avant de vous laisser poursuivre seul ce trouble, je vous propose un ultime doute : La raison est-elle l'AME en mouvement dans l’immobilité de la de la Vérité, ou bien tout simplement la cause première de l’existence du mouvement? Auteur :  Michel BEAUDOUIN le 17-06-2011. 

le temps perdu

 

Par BEAUDOUIN - Publié dans : Poésie - Communauté : Esoème
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